Réflexion #3 — Le “master” qui part avec tout

Dans beaucoup d’équipes, il y a “le master”. Celui qui sait tout. Celui qui a tout dans sa tête. Celui qu’on ne peut pas déranger, mais qu’on ne peut surtout pas perdre.

On le protège. On le surcharge. On le garde en place trop longtemps. Et on vit avec la peur constante qu’il parte… comme si tout le système tenait sur une seule personne.

Mais un savoir détenu par un seul humain n’est pas un atout. C’est un risque.

Un système stable ne repose jamais sur une tête. Il repose sur une circulation. Sur une transmission. Sur une capacité collective.

Le vrai travail n’est pas de retenir la personne. C’est de distribuer le savoir. De rendre l’équipe capable. De construire un système qui survit à ses experts.

Et si la panique n’était pas liée au départ du “master”… mais au fait qu’on n’a jamais construit le reste.